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Benoît Marchal a 31 ans et est kinésithérapeute. Il a pratiqué dans plusieurs hôpitaux bruxellois ainsi qu'en Suisse, où il s'est principalement occupé de sportifs de moyen et haut niveau. Il est également technologue en imagerie médicale et exerce à Bruxelles en tant que kinésithérapeute indépendant. Pour SportCentral il fait le point sur les bienfaits du sport et de la pratique sportive.
Il s'agit d'une évidence pour une majorité de personnes : la pratique régulière de un ou plusieurs sports est "bonne pour la santé". Au-delà de cette phrase entendue et réentendue depuis les bancs d’école on peut se demander quels sont réellement ces effets si bénéfiques sur notre organisme.
Il serait évidemment très présomptueux de vouloir énumérer tous les effets du sport sur notre corps, mais il est en tout cas possible d’en tirer les grands axes afin de donner un sens à une phrase qui traverses les générations.
On peut regrouper les effets de la pratique sportive en 5 grandes catégories :
1. Les effets pour le système cardiovasculaire.
Notre cœur est un muscle mais, contrairement à la majorité des muscles, il ne se commande pas de manière volontaire. Par contre il peut être sollicité de différentes manières par la pratique d’un sport. Bien évidemment, ces effets seront différents suivant les sports pratiqués, mais dans tous les cas nous aurons une sollicitation du muscle cardiaque. La pratique de n’importe quel sport aura pour effet d’augmenter la force et le fonctionnement du cœur qui va se traduire à long terme par une diminution de la tension artérielle et diminuer les risques d’infarctus.
L’activité physique aura également un effet sur l’oxygénation des tissus et des organes. En effet le sang transporte l’oxygène, l’activité sportive va accroitre la fréquence cardiaque (le cœur va travailler plus) et de ce fait le débit sanguin va augmenter. Donc vitesse du sang augmente, ce qui accélère l’oxygénation des tissus et des organes.
2. Les effets pour l’appareil respiratoire.
La respiration se fait le plus souvent de manière inconsciente. On en prend conscience lorsque l'on monte un escalier ou que l'on fait du sport car notre corps a besoin de plus d'oxygène et les poumons doivent alors accélérer le rythme respiratoire pour le fournir. L'essoufflement apparaît quand les poumons sont "dépassés par les événements".
L’exercice physique aura pour effet d’augmenter la ventilation et la circulation dans les bronches, mais également de permettre un drainage efficace des sécrétions tant au niveau des bronches qu’au niveau des sinus. A long terme la pratique quotidienne d’un sport permet donc d’entretenir voir améliorer la capacité du volume respiratoire.
3. Les effets pour l’appareil locomoteur.
Au niveau musculaire, on constate une augmentation de la force et du tonus des muscles mobilisés et, dans une moindre mesure, de leur volume. Du point de vue articulaire, l'exercice sportif permet de conserver et même de développer l'amplitude naturelle des articulations, en luttant contre l'ankylose. L'activité physique constitue le meilleur traitement préventif et curatif de l'arthrose, favorisant notamment la nutrition et la mobilité des cartilages.
Au niveau de l'os, le sport a également des effets bénéfiques. Il facilite la fixation du calcium, et constitue un excellent moyen de prévention d'une maladie fréquente chez les personnes âgées, l'ostéoporose.
Grâce à l'amélioration du tonus musculaire, le sport permet de prévenir les douleurs au niveau des hanches, des genoux, et surtout de la colonne vertébrale.
4. Les effets physiologiques.
L’activité physique permet de brûler l’excès de graisses et de sucre qui encombre notre organisme. L'effort physiqeu réduit le surpoids en remplaçant une partie de la masse graisseuse par une musculature de bonne qualité. En brûlant les graisses du sang et des tissus, il abaisse le taux du « mauvais » cholestérol (L.D.L. et triglycérides) et augmente celui du « bon » cholestérol H.D.L., protecteur de nos artères. Il contribue ainsi à retarder la sclérose artérielle.
Les sports intenses mais de courte durée forcent l’organisme à brûler ses réserves de (glucides) contenus dans les muscles sous formes de glycogène. Ils font "grossir" les muscles. Les sports d’endurance obligent l’organisme à puiser dans ses réserves de graisses. Ils affinent les muscles.
5. Les effets psychologiques.
Les effets psychologiques liés à la pratique d'un sport sont au moins aussi importants que les effets physiques. L’activité physique réduit le stress et l’anxiété, favorise la prise de conscience de son corps, facilite un sommeil de bonne qualité et enfin procure une sensation de plaisir.
Pour terminer, on notera également que le sport n’apporte pas toujours que des effets positifs sur l’organisme. En effet un sport mal adapté à la personne, ou une pratique excessive d’un sport peut engendrer des conséquences négatives importantes telles que des troubles cardiovasculaire chez la personne âgée, ou une usure naturelle accélérée des articulations chez le sportif de haut niveau, des inflammations musculo-tendineuses chroniques, sans parler du phénomène de dopage ...
Il est donc important de rassembler les meilleures conditions pour pratiquer un sport : le bon encadrement, les bons objectifs, les bonnes techniques, le bon équipement, ... et d'être toujours à l'écoute de son corps.
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Propos recueillis le 24/01/2007
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